Classe Virtuelle - Liens entre l’utilisation des OGM et les perturbations endocriniennes en tant que pathologies
Depuis que l’homme cultive des plantes et élève des animaux pour se nourrir, il a toujours sélectionné ceux qui présentaient des caractéristiques bénéfiques, afin d’améliorer les générations suivantes. Ces caractéristiques reflètent des variations génétiques naturelles et sont, par exemple, un rendement accru, une précocité décalée, ou une résistance particulière à des maladies ou à des pressions environnementales. Un Organisme Génétiquement Modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, champignon, micro-organisme) dont on a modifié le matériel génétique d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement, pour lui conférer une ou plusieurs caractéristiques recherchées.
La surface mondiale cultivée d’OGM correspondait en 2019 à 190 millions d’hectares soit environ 10% des surfaces totales cultivées. Les plus gros producteurs mondiaux sont les Etats-Unis, le Brésil, l’Argentine, le Canada et l’Inde. À eux cinq, ils totalisent 91% des surfaces d’OGM cultivées en 2019. Les quatre plantes OGM les plus cultivées sont le coton, le soja, le maïs et le colza. En surface, elles correspondent à 99% des cultures OGM.[1] Dans le domaine agricole, les deux caractéristiques les plus répandues parmi les OGM sont, à ce jour :
- la tolérance à certains herbicides, par l’introduction d’un trait dit « TH », pour « tolérant aux herbicides ». L’introduction de ce trait permet, dans certains cas, une gestion facilitée du désherbage pour les agriculteurs, mais s’accompagne de problèmes environnementaux significatifs, notamment en terme de surconsommation d’herbicides.
- la résistance aux insectes ravageurs, grâce à la production par la plante d’un insecticide ciblé, par l’introduction d’un trait dit « Bt », pour « Bacillus thuringiensis ».
99% des surfaces cultivées de plantes OGM correspondent à des variétés possédant l’une, l’autre ou les deux caractéristiques combinées.[1]
Ainsi, la problématique des OGM agricoles est donc étroitement liée aux pesticides, autrement appelés produits phytosanitaires, abondamment déversés sur les sols (près de 70.000 tonnes/an en France) [2] et intégrés dans la chaine alimentaire.
L’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 25 juillet 2018 confirme la nécessité d’un encadrement et d’une règlementation stricte concernant la production et l’utilisation des OGM. [3] Une seule plante génétiquement modifiée est aujourd’hui cultivée dans l’Union européenne, le maïs MON 810. [4] La culture en est interdite sur le territoire français. [5] Cependant, de nombreux OGM sont importés massivement en Europe, surtout pour l’alimentation animale. Les principales connaissances sur les effets aigus des pesticides sont issues d’observations rapportées chez des travailleurs et de cas d’intoxications documentés par les centres antipoison et de toxicovigilance. [6]
La toxicité des OGM et des herbicides associés peut également être évaluée avec des études effectuées en laboratoire, idéalement sur une durée longue, telles que celle menée en France sur le maïs GM NK603 pendant deux ans entre 2012 et 2014. Les rats exposés à ce maïs transgénique tolérant à l’herbicide Roundup affichaient une mortalité plus élevée que dans le groupe contrôle avec de sévères altérations des fonctions mammaire, hépatique et rénale, hormono-dépendantes. [7]
Les OGM sont par ailleurs utilisés à des fins thérapeutiques, pour la production de protéines d’intérêt pharmaceutique. Les protéines produites par des organismes génétiquement modifiés, via la transgénèse, sont dites « recombinantes ». La première protéine recombinante d’intérêt pharmaceutique ainsi obtenue, dès le début des années 1980, est l’insuline humaine, produite par la bactérie Escherichia coli. Depuis, de très nombreuses protéines-médicaments sont produites par ce procédé : hormone de croissance, EPO (traitement des insuffisances rénales), facteurs de coagulation, interleukines (traitement de certains cancers)... Les cellules utilisées ne sont pas toujours des bactéries ; il s’agit aussi de levures (champignons unicellulaires, comme la levure de boulanger), de cellules de mammifères (d’ovaires ou de reins de hamster, cellules humaines de rétine, cellules humaines cancéreuses du col de l’utérus), de cellules d’ovaires d’insectes, de cellules souches embryonnaires aviaires…[2]
Le médecin, sensibilisé aux conséquences sanitaires possibles des OGM, peut expliquer aux patients les recommandations et appréhender les éventuelles pathologies liées à leur consommation. Il peut également en expliquer les applications biotechnologiques et pharmaceutiques, en tant qu’éventuelles solutions thérapeutiques.
Cette formation synchrone, se déroule en classe virtuelle.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par l'ANDPC, et est prise en charge et indemnisée (sous réserve de l'utilisation de votre budget annuel ANDPC). Pour tout complément d'information, vous référer à votre compte "mondpc.fr".
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
La surface mondiale cultivée d’OGM correspondait en 2019 à 190 millions d’hectares soit environ 10% des surfaces totales cultivées. Les plus gros producteurs mondiaux sont les Etats-Unis, le Brésil, l’Argentine, le Canada et l’Inde. À eux cinq, ils totalisent 91% des surfaces d’OGM cultivées en 2019. Les quatre plantes OGM les plus cultivées sont le coton, le soja, le maïs et le colza. En surface, elles correspondent à 99% des cultures OGM.[1] Dans le domaine agricole, les deux caractéristiques les plus répandues parmi les OGM sont, à ce jour :
- la tolérance à certains herbicides, par l’introduction d’un trait dit « TH », pour « tolérant aux herbicides ». L’introduction de ce trait permet, dans certains cas, une gestion facilitée du désherbage pour les agriculteurs, mais s’accompagne de problèmes environnementaux significatifs, notamment en terme de surconsommation d’herbicides.
- la résistance aux insectes ravageurs, grâce à la production par la plante d’un insecticide ciblé, par l’introduction d’un trait dit « Bt », pour « Bacillus thuringiensis ».
99% des surfaces cultivées de plantes OGM correspondent à des variétés possédant l’une, l’autre ou les deux caractéristiques combinées.[1]
Ainsi, la problématique des OGM agricoles est donc étroitement liée aux pesticides, autrement appelés produits phytosanitaires, abondamment déversés sur les sols (près de 70.000 tonnes/an en France) [2] et intégrés dans la chaine alimentaire.
L’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 25 juillet 2018 confirme la nécessité d’un encadrement et d’une règlementation stricte concernant la production et l’utilisation des OGM. [3] Une seule plante génétiquement modifiée est aujourd’hui cultivée dans l’Union européenne, le maïs MON 810. [4] La culture en est interdite sur le territoire français. [5] Cependant, de nombreux OGM sont importés massivement en Europe, surtout pour l’alimentation animale. Les principales connaissances sur les effets aigus des pesticides sont issues d’observations rapportées chez des travailleurs et de cas d’intoxications documentés par les centres antipoison et de toxicovigilance. [6]
La toxicité des OGM et des herbicides associés peut également être évaluée avec des études effectuées en laboratoire, idéalement sur une durée longue, telles que celle menée en France sur le maïs GM NK603 pendant deux ans entre 2012 et 2014. Les rats exposés à ce maïs transgénique tolérant à l’herbicide Roundup affichaient une mortalité plus élevée que dans le groupe contrôle avec de sévères altérations des fonctions mammaire, hépatique et rénale, hormono-dépendantes. [7]
Les OGM sont par ailleurs utilisés à des fins thérapeutiques, pour la production de protéines d’intérêt pharmaceutique. Les protéines produites par des organismes génétiquement modifiés, via la transgénèse, sont dites « recombinantes ». La première protéine recombinante d’intérêt pharmaceutique ainsi obtenue, dès le début des années 1980, est l’insuline humaine, produite par la bactérie Escherichia coli. Depuis, de très nombreuses protéines-médicaments sont produites par ce procédé : hormone de croissance, EPO (traitement des insuffisances rénales), facteurs de coagulation, interleukines (traitement de certains cancers)... Les cellules utilisées ne sont pas toujours des bactéries ; il s’agit aussi de levures (champignons unicellulaires, comme la levure de boulanger), de cellules de mammifères (d’ovaires ou de reins de hamster, cellules humaines de rétine, cellules humaines cancéreuses du col de l’utérus), de cellules d’ovaires d’insectes, de cellules souches embryonnaires aviaires…[2]
Le médecin, sensibilisé aux conséquences sanitaires possibles des OGM, peut expliquer aux patients les recommandations et appréhender les éventuelles pathologies liées à leur consommation. Il peut également en expliquer les applications biotechnologiques et pharmaceutiques, en tant qu’éventuelles solutions thérapeutiques.
Cette formation synchrone, se déroule en classe virtuelle.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par l'ANDPC, et est prise en charge et indemnisée (sous réserve de l'utilisation de votre budget annuel ANDPC). Pour tout complément d'information, vous référer à votre compte "mondpc.fr".
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Pour qui?
Médecin généraliste, Endocrinologie-diabétologie-nutrition, Gynécologie médicale et Obstétrique, Pédiatrie